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PROJET

Domotisation de notre maison

L'histoire d'un énième projet, qui finira notamment par donner naissance à ce site. Plus qu'une simple documentation technique, c'est le récit d'un processus où une chose en entraîne une autre, où chaque réponse amène de nouvelles questions et où les limites ont une fâcheuse tendance à disparaître.

Chapitre 1 - Tout a commencé par un compteur

À la base, je n'avais pas spécialement décidé de domotiser la maison.

J'ai simplement reçu un courrier m'annonçant qu'on allait venir remplacer mon compteur électrique par un compteur communicant.

Évidemment, je ne pouvais pas juste me contenter de l'information.

Un compteur communicant, très bien. Mais qu'est-ce qu'il communique exactement ? À qui ? Comment ? Quelles informations sont disponibles ? Et surtout : est-ce que je peux y accéder moi-même ?

Quelques recherches plus tard, j'apprends qu'il est possible de consulter sa consommation électrique « en direct » depuis le site de l'opérateur de réseau.

« En direct » mérite quand même ses guillemets : les données peuvent avoir un retard d'au moins une quinzaine de minutes.

J'ai bien intégré l'information.

En continuant à creuser, je découvre quelque chose de nettement plus intéressant : le compteur dispose d'un port permettant, moyennant un petit dongle, de récupérer localement les données de consommation.

Et là, forcément...

Je veux ça.

Pas nécessairement parce que j'en ai besoin. Mais parce que la donnée est là, chez moi, produite par un appareil installé chez moi. Pouvoir y accéder directement, la conserver et la traiter comme bon me semble me paraît nettement plus intéressant que de dépendre d'un service tiers, de son application et de ses limitations.

Et évidemment, ce qui devait être un simple remplacement de compteur ne s'est pas tout à fait déroulé comme prévu.

Un compteur communicant, un port P1 et quelques péripéties

Et puis il y a les panneaux solaires.

Disposer en temps réel de la consommation de la maison et de l'énergie injectée sur le réseau ouvre immédiatement quelques possibilités : pourquoi ne pas utiliser cette information pour piloter certains appareils en fonction de l'énergie disponible ?

À ce moment-là, cela n'avait pourtant pas énormément d'intérêt économique dans mon cas. Avec le mécanisme prosumer dont je bénéficiais encore, le réseau se comportait plus ou moins comme une gigantesque batterie virtuelle : ce que j'injectais compensait ce que je prélevais plus tard.

Mais ce mécanisme n'allait pas durer éternellement.

C'était donc une excellente excuse pour commencer à regarder comment tout cela fonctionnait et préparer la suite.

Il restait néanmoins un petit problème.

Si je commençais à récupérer les données du compteur, puis à ajouter des appareils capables de réagir à ces données, je n'avais aucune envie de me retrouver avec une collection d'applications propriétaires, chacune dépendante d'un fabricant ou d'un service dans le cloud.

Je voulais quelque chose que je puisse contrôler.

Quelque chose de local.

Quelque chose que je puisse modifier, connecter à autre chose et probablement casser de temps en temps.

Assez rapidement, Home Assistant s'est imposé comme une évidence.

Au départ, il s'agissait simplement de voir si je pouvais y récupérer les données du compteur et de quelques appareils. Évidemment, ça n'en est pas vraiment resté là.

Home Assistant ? C'est quoi ce truc ?

Et c'est à peu près à ce moment-là qu'une simple question sur un nouveau compteur électrique a commencé à se transformer en projet de domotisation de toute la maison.

Une chose en entraînant une autre...

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